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 Entre neige et ciel

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Canna Kaonai
"Violoniste débile" sous-chef du clan Kurasu et administratrice
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MessageSujet: Entre neige et ciel   Sam 2 Mar 2013 - 0:04

Bienvenue dans cette nouvelle fiction, qui n'est pas terminée, elle 8D (et qui ne se terminera surement jamais Cool ) mais bon, lisez quand même quoi 8D

minhdance cannadanse


Chapitre 1



Une nouvelle journée débuta, aussi normale que toutes les autres. Réveillé par mon chat qui sautait sur mon ventre, je descendis de mon lit, ensommeillé, et trébuchai sur les divers objets jonchant le sol de ma chambre. J’en profitai de réveiller mes sœurs qui me regardèrent d’un air désapprobateur mais encore engourdi, et nous nous préparions ensemble pour partir au lycée. C’était une véritable tradition familiale d’arriver en retard, et cette journée ne fit pas exception ; Nous partîmes tous les trois la tartine encore dans la bouche et dégoulinante de confiture, ou la brosse à la main, pour courir attraper notre bus qui depuis le temps ne prenait même plus la peine de nous attendre. Rattrapé in-extremis, nous montâmes à l’intérieur, saluant le conducteur qui nous regardait d’un air mi-amusé, mi-dépité, et nous nous installions au fond, seuls encore à cette heure là, surtout que nous étions à l’arrêt du départ.

« J’ai encore oublié ma carte de bus, pleurnicha la plus petite de mes sœurs. Quelqu’un pourrai m’avancer de l’argent ? »

Mes deux autres sœurs la toisèrent d’un air sévère, puis lui montrèrent leurs portes-monnaies complètement vides ; Ana se tourna alors vers moi, le regard plein d’espoir. Je lui tendis quelques pièces, qu’elle s’empressa de dépenser pour son billet.

« T’es vraiment bonne poire, ça lui servirait de leçon que de se faire prendre sans billet, siffla Maloe.
-Je n’ai pas tellement envie de payer l’amende, tu sais, le billet est tout de même 20 fois moins cher... »

Elle ne répondit pas, tournant son regard vers la fenêtre, suivit par Elie, puis Ana à son retour. Je fis de même, le bus encore silencieux ronronnant, douce berceuse. Le ciel n’était pas encore levé, encore d’une couleur pâle mais rosie par l’aube. Les nuages aux mêmes reflets rosâtres s’éparpillaient dans le firmament peint à l’aquarelle, et je commençai à me perdre dans cette contemplation. Le bus s’emplit petit à petit, l’embrumant de bruits parasites, de conversations, de crissements de sièges, de râles et de murmures, atmosphère autrefois paisible mais malheureusement envolée. Ana termina de m’achever en tapant des pieds contre le sol en chantant une chanson dont elle ne connaissait que la moitié des paroles. Heureusement, nous étions enfin arrivés à bon port, sur le trottoir en face du lycée, plus exactement. Ana parti dans le sens inverse, étant encore au collège, qui se situait juste à l’angle, pendant que nous partions affronter notre vie de lycéens normaux. Je rejoignis mon petit groupe d’amis qui venaient aussi tôt le matin, tandis que Maloe et Elie partirent rejoindre les leurs. Elles n’avaient pas le même âge, l’une étant en seconde, et l’autre en terminale, et ne se ressemblaient pas beaucoup. Moi, j’étais juste un élève de première ; je crois que ma mère rêvait d’une famille très nombreuse, puisque j’avais aussi un demi-frère, plus âgé. Mais je le voyais rarement.

« Salut le Blond, salut Léo, saluai-je dans un souffle.
-Oh, salut, me répondit d’un geste de la main ledit Blond, Ivan.
-S’lut, répliqua Léo. »

Un ange passa. Nos souffles chauds se mélangèrent à l’air froid, trainant des volutes de buée blanche, tandis que le silence creusait ce matin frais. Ivan tenta de délier les langues en demandant :

« Sinon, Léo, Clémence va mieux ? »

Il piétinait un peu, gêné. La soeur de Léo, qui étaient jumeaux, était un sujet quelque peu sensible depuis qu’elle s’était pris une voiture dans les côtes alors qu’elle passait innocemment le passage piéton. Léo ne répondit pas tout de suite, pensif. Il avait mit du temps à s’en remettre, mais depuis qu’elle avait été mise hors de danger il commençait doucement à se rétablir. Elle était tout le temps collée à son frère, et alors nous trainions ensembles ; depuis cet événement, tout ce que m’inspirai Clémence était sa place vide qu’elle occupait dans le groupe, l’ambiance qu’elle pouvait apporter. Nous l’aimions tous bien, certaine plus que d’autres, et son absence causait les longs silences qui lui était si facile de défaire avec sa seule présence.

« Oui, elle va mieux, elle a reprit des couleurs. Elle regagnera le lycée dans un mois, peut être.
Oh, répondit Ivan. D’accord. »

Nous partîmes dans le lycée, ayant tous un peu froids et ayant la paresse d’attendre le reste, qui étaient surement passés à l’intérieur. Ils passèrent devant moi, alors que je traînais la patte derrière, réticent à entrer. Une boule d’angoisse improbable traversa ma gorge et je restai planté au milieu du chemin, sans pouvoir tout à coup bouger. Mais une main se posa sur mon épaule, m’enlevant en partie cette appréhension soudaine. Je me retournai pour voir le propriétaire de ladite main ;

« Ah, salut Cassandre, content de te voir.
-Yop ! Qu’es-ce que tu faisais planté là ? On aurait cru que tu venais de voir un fantôme, me dit-elle.
-Non, rien, j’ai du me perdre l’espace d’un instant dans mes pensées, c’est tout...
-Ha, bon. On va en cour, alors ? On va être en retard si ça continue ! »

Et elle me tira par la manche vers l’entrée. Je n’avais pas compris l’affreux pressentiment qui venait de m’assaillir, seulement je savais qu’il allait forcement se passer quelque chose. Il se passait toujours quelque chose quand tout semble aller mieux, toujours. Cassandre était une fille sympathique de ma classe, que je connaissais depuis plusieurs années mais dont je n’avais put faire la connaissance vraiment depuis l’année dernière. Le problème, c’est qu’elle partait souvent dans des discutions et pensées improbables, alors j’avais un peu de mal à la suivre, même si elle était foncièrement gentille.
Je fermai les yeux, un instant, inspirant une grande bouffée d’air pour faire passer ce nœud qui me tordait l’estomac. Je n’en comprenais pas la provenance, mais plus j’avançais vers l’entrée, plus mon ventre se distordait, à tel point que je fut plié au bout de quelques pas ; Cassandre me retint avant que je finisse par terre, et mes amis me rejoignirent, ayant remarqué l’étrange scène ; mais la douleur disparue juste avant qu’Ivan ne soit parti chercher un surveillant.

« Enfin, Minh, ça va ? Si tu n’es pas bien il faut rentrer chez toi, tu as vu dans quel état tu étais tout à l’heure ?!
- Je ne sais pas, Cassandre, je ne sais pas...
- Je te laisse chez moi si tu veux, dit Ivan, comme j’habite tout près...
- Ça va, je vais mieux, regarde - je lui montrais mon visage ayant reprit des couleurs. »

Ils me regardèrent consternés. Léo revint en nous disant que le prof n’était pas là, et que nous avions 3h devant nous, alors nous choisîmes d’aller tous chez Ivan, car il n’habitait effectivement pas très loin. Cassandre nous rejoignit, après nous l’avoir demandé, gênée, car ses amies étaient déjà parties. De mon point de vue, Cassandre était une de ces filles qui ne laissait rien paraître, à part peut être son style de vêtements un peu bizarre ; on pensait la connaître, mais ce n’est que ce qu’elle montrait. Je n’arrivai pas à comprendre cette envie de se cacher, qu’avait-elle donc de si particulier ?
Nous arrivâmes chez Ivan après une ou deux minutes de marche, et enfin chez lui je m’affalai sur son énorme canapé. J’allai si souvent chez lui que c’était devenu ma seconde maison, et je m’y comportai comme dans la mienne d’ailleurs, et Léo aussi. Cassandre avait plus de retenue, mais je vis ses yeux briller tout de même devant le piano à queue qui était dans le salon ; Ivan était dans une famille de pianistes, et tout le monde y jouait, alors il ne faisait pas exception. D’ailleurs, il en était fier et tenait à nous jouer quelque chose à chaque fois que nous venions, c'est-à-dire très souvent ; il s’installa et commença à jouer un remix d’une chanson de jeu vidéo - on voit bien les références - , et lorsqu’il eu terminé, nous l’applaudissions avant de le trainer dans le canapé pour jouer à la playstation.

« Dit Ivan... Je peux jouer sur ton piano ? Ça ne vous dérange pas ? demanda-t-elle timidement
-Non non ne t’inquiètes pas, vas-y, je ne savais pas que tu étais musicienne !
-A vrai-dire, j’ai surtout quelque chose à vous montrer... »

Elle s’installa sur le siège, défroissa un peu sa robe, avant de poser ses mains sur les touches d’ivoire. Elle commença les premières notes doucement, très doucement, et comme une longue complainte elle traina les autres, langoureuses, âpres ; réellement, sa composition me clouait sur place tant elle semblait m’emporter. Elle mélangeait les notes graves à la main gauche, et celles plus aigues à l’autre créant une sorte de vague mélodieuse qui roulait comme des vagues aux creux de mes oreilles. Elle s’arrêta brusquement sur 3 notes, qu’elle appuya tant que cette dernière mesure résonna à travers toute la maison, et nous étions comme hypnotisés, bouches-bées. Et c’est là que le vit, à la fenêtre. Cet énorme monstre ailé qui se posa dans le jardin d’Alan. Il nous observa du haut de son énorme œil doré, et mon corps trembla. Cassandre se retira du piano, et tandis que nous étions encore abasourdis elle claqua des doigts ; une nuée de petite bêtes à plumes aux yeux dorés apparurent, et nous encerclèrent ; cela ressemblait à des oiseaux, avec des pattes noires très fine, et des petites plumes très noires, ainsi qu’un masque blanc avec un bec qui cachait leurs visages. Léo recula brusquement en donnant des coups de pied pour les faire partir, mais ils ne bougèrent pas, et mieux, s’avancèrent encore un peu plus, jusqu'à nous laisser juste à peine d’espace pour nous y tenir à trois.

« Cassandre, qu’est-ce que c’est ?! Qu’est-ce que tu nous veux ? Cria-t-il, haletant. »

Des dizaines de paires d’yeux nous observaient, rouges et avides. Cassandre s’avança doucement, nous n’entendions même pas ses pas, et lorsqu’elle fut à notre hauteur, elle bafouilla, toute rouge. Je ne m’y attendais tellement pas que je riais nerveusement, alors elle me lança un regard noir. Les petites bêtes murmurèrent :

« Vous trois... Vous possédez quelque chose qui nous appartenait, et qui vous a été donné... Et nous sommes revenus pour récupérer notre dû... Seulement... Nous ne savons pas où cette chose est exactement.
-Et vous croyez qu’on va coopérer pour vos beaux yeux?! Invectiva Léo »

L’énorme bête avait apparu soudainement dans le salon, le regard ambré qu’il posa dans ceux de Léo.

« Tu crois que tu as le choix ?
-Oui, j’ai le choix ! Je ne sais pas d’où vous venez, ce que vous êtes, si même si je suis dans un rêve ou non, vous ne croyez quand même pas que je vais accepter comme ça ?! Et toi Cassandre, hein ? Tu vas nous expliquer ce que c’est ?!
- Calme-toi, calme-toi... Dit Ivan, qui tentait de calmer vainement Léo. Je crois qu’elle-même ne s’y attendait pas... »

Cassandre ne broncha pas, les yeux écarquillés de surprise. La bête noire ne répondit pas, et disparu dans une brume noire mélangée à une nuée de plume noire irisées de bleu, suivit des petites bêtes noires. Léo pris brusquement le bras de Cassandre, la secouant tout en lui demandant des explications, suivit d’Ivan qui tentait vainement de retenir ces élans de brutalité ; je ne bougeais même pas, encore trop abasourdit. Je remarquai une plume laissée sur le sol, et la ramassai ; elle était longue et fine, irisée de bleu et de vert. Je me dirigeai vers Cassandre, qui avait finie de se faire secouer, mais qui n’avait toujours pas répondu. Elle me regarda, l’air perdue, et prit la plume qui était dans mes mains, en l’échangeant avec une perle dorée qu’elle avait dans sa poche ;

« Je n’aurai jamais pensée qu’un jour il viendrait... Je ne savais pas... Je suis désolée, Minh... »

Elle plongea un dernier regard dans les yeux bleu d'Ivan, et elle-même disparue dans une brume indéfinissable. Au final, nous nous retrouvions tous les trois, plantés là, sans savoir que faire, perdu par ces évènements si soudain qui venaient de se produire.

~ ~ ~ ~

La guerre, la violence, les trucs vicieux... C'est plus à la mode, ça, c'est trop has-been, soyez dans le vent ♥️ "




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Dernière édition par Canna Kaonai le Mar 5 Mar 2013 - 19:16, édité 1 fois
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Canna Kaonai
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MessageSujet: Re: Entre neige et ciel   Mar 5 Mar 2013 - 18:55

Le chapitre 2, un peu plus court que l'autre je crois. Ouais, 6h de route ça inspire Very Happy ou pas.



Chapitre 2

Après cet événement, et par la colère de Léo qui ne demandait qu'une chose, aller s'expliquer plus ou moins calmement avec cette bestiole flippante qui l´avait rendu hystérique, nous avions décidé d'un commun accord d'aller chez elle après les cours et de lui en toucher quelques mots. J'étais sûre qu'elle seras sûrement partie, et que nous ne la verrions même pas en cours, mais l'orgueil et la colère de Léo furent plus persuasifs, et je le suivit donc, suivit d'Ivan qui n'avait pas dit un mot. D'ordinaire c'était effectivement quelqu'un de silencieux, mais c'était a un tel point qu'il m'en faisait presque peur. Je tentai de lui soutirer quelques informations, peut être qu'il la connaissait avant, ou quelque chose du genre, mais il ne daigna pas me répondre, alors j'abandonnais, las. Je n'aurai du jamais me lever, ça m'aurait évité de me poser autant de question, et d'avoir loupé la crise cardiaque par la même occasion.
Nous marchions en silence vers le lycée, Léo toujours en rogne, et Ivan toujours silencieux; quelle ambiance. J'appelais Ana pour savoir si elle nous rejoindrai ce midi pour manger à la cantine, cantine étant commune aux deux établissements, mais elle ne me répondit pas, sûrement trop occupée. Ou ayant la flemme de me répondre, ce qui était bien plus probable. Car le midi, nous avions l'habitude de manger tous ensemble, comme nous nous voyions seulement le matin et le soir et que nous étions assez soudés ; ça ne dérangeait pas mes amis, ils avaient l'habitude désormais. Lorsque je franchis l'entrée d lycée, je ne sentis rien du tout; je pensais avoir les même sensations que plus tôt dans la journée, mais rien ne se fit. Ce qui n'était pas vraiment pour me déplaire, à vrai dire. Je regardai rapidement mon carnet pour voir dans quelle pièce nous étions, et quel cours allions nous passer ; deuxième étage, salle du fond, cours de maths. Je n'avais absolument pas la tête à ça, et c'est en mettant mes mains dans les poches que je me rendis compte de la présence de la petite bille dorée que Cassandre m'avait donnée tout à l'heure. Je n'avais pas osé la ressortir, parce que je ne voulais plus en entendre parler, du moins jusqu'à ce soir, mais en l'observant de plus près, la bille dorée était creuse, et des volutes de fumée s'épanchaient à l'intérieur d'elle, paresseuses et lancinantes. Vraiment, c'était magnifique, mais je ne voyais absolument pas à quoi pouvait-elle bien me servir, et qu'elle signification pouvait-elle bien avoir... Non, vraiment, Cassandre, tu nous pose bien des soucis, j'espère que tu auras une bonne raison à me dire lorsque nous nous reverrons.
Tout en montant les escaliers, je remarquai, la triturant toujours, que la bille prenait des teintes différentes, allant du gris au orange, mais la couleur qui revenait le plus était le doré, et que la brume à l'intérieur semblaient cacher quelque chose... Mais quoi? Quelle énigme. Ivan me regarda de manière suspicieuse, mais je la rangeais rapidement dans ma poche, car je ne voulais pas faire d'esclandre. Enfin, ce n'était pas tout a fait ça, puisqu'Ivan savait être aussi silencieux qu'une tombe, mais, je ne sais pas. C'était idiot de ma part, mais je savais que l'existence de cette bille pourrai être compromise si j'en révélais ladite existence à quelqu'un d'autre. C'était comme ça.
Devant la porte de la salle se tenait un bout de la classe, qui attendait que la porte ne s'ouvre. Je saluai quelques personnes que je n'avais pas vues ce matin, et Amy, une des amies de Cassandre, me demanda si j'en avais des nouvelles, ce dont je répondais a la négative. Je vis dans ses yeux l'inquiétude qui grandissait en elle ; c'est vrai que c'était bien la première fois qu'elle devait être absente. Elle hocha la tête, ajoutant qu'elle ne répondait pas aux SMS qu'elle envoyait, et qu'elle avait peur qu'il lui doit arrivé quelque chose, ce à quoi je lui répondais que tout irai bien, qu'elle devait être malade et qu'elle devait être rentrée chez elle. J'eus la chance de ne pas avoir été aperçu ce matin avec Cassandre, sinon ce mensonge n'aurait pas tenu, et j'aurai été embourbé dans d'autres problèmes inextricables... Déjà que celui-ci était assez épineux. Elle me tapa l'épaule en souriant avant de retourner avec ses amies. Mais ce que je vis à la place de ce sourire fut une fille effrayée, a la limite de l'épouvante . Elle avait peur. Peur de quelques chose. Cela m'intriguai, malheureusement c'était un indice trop flou pour l'utiliser. Ivan me relança un regard glacial après cela; il pouvait vraiment être effrayant, parfois, même si je n'en comprenais pas vraiment la raison. Léo parlait avec d'autres gars de la classe, alors je commençai a discuter avec Ivan, qui perdit son regard flippant, heureusement, je crois.

« Mh, le prof est en retard, ce n'est pas son habitude ...
- Ouais, me répondit-il sèchement.
- Bon, vais-je enfin comprendre la raison de ton humeur massacrante ou bien ?!
- Je suis parfaitement calme, dit-il avec une moue désapprobatrice. »

Je secouai la tête ; c'était décidément quelqu'un d'incompréhensible, mais depuis le temps qu'on se connaissais je devrais avoir l'habitude. Mais bon.
Le brouhaha des couloirs continuait de s'amplifier, et lorsque j'aperçus que la classe était en pleine ébullition, collée aux fenêtres des couloirs, je décidait d'y jeter un œil, en rejoignant Ivan et Léo, qui y étaient déjà.

«Regarde un peu toute cette neige, et ce vent! Je comprends mieux pourquoi le prof ne venait pas! Dit Léo en rigolant.
- C'était parfaitement calme tout à l'heure, c'est bizarre... Ivan semblait plus anxieux qu'heureux.
- Nous ne sommes plus à un truc bizarre près de toutes manières, répliquai-je. Ça ne présume rien de bon...
- Ils nous auraient prévenus, à la météo tout de même, il devait y avoir du soleil et 11°C au moins...
- Ouais c'est vrai, dit un de nos camarade qui s'incrusta dans la conversation. Il y a des rumeurs comme quoi ça va être bien pire, et qu'on devrait rentrer chez nous pour ceux qui habitent près le temps que ça se calme, pour les autres vous dormirez ici.
- Haha, bah moi je dormirai chez Ivan, c'est bien plus confortable, dis-je.
- Ouais.. »

La parole de Léo fut coupée par une annonce venant des hauts parleurs du lycée, qui se répéta deux fois avant que je ne puis distinguer clairement le sens des paroles débitées ; elle annonçait exactement ce que venait de prédire Éthan, et d'un commun accord nous allons chez Ivan, encore une fois. Les autres personnes de la classe s'éparpillèrent en plusieurs groupes de ceux qui habitaient à coté et leurs squatteurs, et nous sortîmes dans le hall. Le vent secouait les fenêtres comme des pruniers, cela me faisait un peu peur tout de même.

«Je vais voir Clem à l'hôpital, je vous rejoindrais tout à l'heure, dit Léo
- T'as vu le temps qu'il fait ? Elle est en sécurité là bas, tu n'as pas a t'en faire, tenta de rassurer Ivan.
- Ouais mais... C'est bizarre tout ça, ça ne présage rien de bon. Allez voir où habite Cassandre, vous, je suis sûre qu'elle sait des choses, maintenant laissez moi ! Il poussa la main d'Ivan qui s'était agrippée à son bras.
- Bien, mais ne regrette rien. Salut.
- À plus, saluais-je dans un souffle. J'avais le pressentiment que rien n'allait se passer comme prévu. »

Trois amis nous rejoignirent, ne voulant pas dormir au sein du lycée : Ethan, Amy et Eliza ; cette dernière connaissait Ivan depuis la primaire et avaient été très proche, mais cette amitié s'était tassée au fil du temps ; ils n'en restaient pas moins proches et accepta de les héberger toutes les deux sur une mutuelle confiance. Ethan m'était plus familier à moi qu'à lui puisque nous étions de lointains cousins. Je me demandai si ses parents allaient accepter d'avoir autant de monde, sachant qu'il y aurait aussi mes sœurs sûrement.

«Eh Ivan, tes parents vont accepter d'avoir autant de monde chez eux ? Ethan m'avait enlevé les mots de la bouche.
- T'inquiètes, et puis c'est pas comme si nos n'avions pas de place. Mes parents adorent avoir du monde à la maison.
- ça va faire tout de même beaucoup de bouches à nourrir... Commenta Amy
- On mangera de la soupe. Minh, appelle tes sœurs pour savoir ce qu'elles font, je n'ai pas croisé ni Maloe ni Élie.
- Ana vient de m'envoyer un message, elle est chez une amie. Attends -je les appelai - Allo, Maloe? Élie est avec toi? Ouais, vous voulez aller chez Ivan, pour ce soir ? Très bien, on vous attend dans le hall, terminai-je en remettant le téléphone dans ma poche.
- Je préviens mes parents de faire 2 lits de plus alors, informa Ivan.
- Les miens sont au courant, de toutes manières ils sont en Irlande, ils ne pourront pas faire grand chose - je haussais les épaules.
- Ouais, c'est vrai.»

Nous retrouvâmes mes deux sœurs deux minutes plus tard, emmitouflées dans leurs écharpes, et, précédés d'Ivan le Terrible, nous nous engouffrons dans la porte qui menait dehors, avant de lancer un dernier regard dans le lycée encore noir de monde. Le vent soufflait effectivement très fort, et nous avions de la peine à marcher à travers ce souffle glacial et emplit de flocons qui m'empêchaient de distinguer clairement à dix mètres devant moi. Heureusement que le chemin est court, heureusement, c'était la phrase que répétait Eliza derrière moi, suivit d'Ethan qui sifflotait malgré le vent qui nous bouchait les oreilles. Dix minutes plus tard nous nous retrouvions devant sa porte, en soupirant de soulagement.

« Enfin, au chaud. Rentrons. »

Dit Ivan, d'un ton aussi glacial que le temps dehors, même si je supposais qu'il avait tenté d'être plus chaleureux qu'un mur. Je n'osai pas parler tout de suite à Ivan du fait que je soupçonnai cette tempête d'être en lien avec Cassandre et les oiseaux noirs, mais en y réfléchissant bien, je pense qu'il avait eu la même idée, et bien avant moi. Je ressorti la bille de ma poche, et remarquai qu'elle était devenue entièrement blanche et laiteuse. Cependant, cette dos-ce je n'avais pas fait attention à Ivan, et je paru encore plus louche en remettant cet objet rapidement dans ma poche alors qu'il me regardai. Il ne dit rien, mais son regard interrogatif pesant en disait long.

«Installez vous dans le canapé, ne vous en faites pas. Je vais chercher de quoi boire en attendant, tu viens m'aider Minh?
- Heu, ouais si tu veux... »

Ivan n'était sûrement pas le dernier des idiots, j'aurai du m'en douter et ne pas sortir cette fichue bille bizarre. Il posa son poing sur la table, le visage neutre, comme à son habitude, mais sa tempe rougissait. Il chuchotai, mais je senti cette point d'énervement car il reprenait un peut de son accent russe quand il se mettait en colère ; ce qui était assez rare, heureusement.

«Minh, si tu as quelque chose qui pourrai plus ou moins nous aider dans cette affaire, tu m'aurai prévenu, n'est-ce pas ?
- Heum, oui bien sur... Continuai-je, sur la défensive.
- Parce que tu n'est sûrement pas sans savoir que le temps dehors, si bizarre soit-il, est forcément du à Cassandre et ses amis, n'est-ce pas ?
- Oui...
- Bien, tu n'as donc rien à cacher, rien du tout? Dit-il d'un ton sec mais sournois en même temps. »

Je savais où il voulait en venir, et il le faisait sûrement de la pire des manières. J'avais l'impression d'être à la place d'un enfant devant sa mère qui avouerai avoir trahi sa confiance en étant aller voler un cookies de la boite à gâteaux. La prochaine fois je me rappèlerai de ne plus rien cacher à celui là, c'était trop flippant pour le vivre une deuxième fois. Je ne trouvai pas les mots pour répondre quelque chose de crédible et qui pourrait à la fois me sauver, alors il continua.

« Vraiment rien? Suis-je bête, tu ne pourrai rien cacher à Ivan, ton ami depuis des années, qui lui même ne te cacherai rien.
- Va au bout de ton idée... Tentai-je.
- Si tu veux. -Il plongea sa main dans ma poche pour en ressortir la bille - belle bille hein? Il la fit rouler au creux de sa main. Tu es au courant que tu me déçois...
- Oui, oui... On ne va pas se fâcher pour si peu... »

Il y a des choses a dire, et parfois il y a des choses qu'on ne devrait pas dire. Ma dernière phrase fait partie de la seconde catégorie. Ne jamais rien cacher a Ivan, jamais. La couleur de ses yeux changea, en quelque chose de plus... Effrayant. Il serra la bille entre ses mains, avant de la mettre dans sa poche. Il ne fit pas attention mais je distinguai entre ses doigts une légère lueur bleue, la bille ayant sûrement changée de couleur elle aussi. Il m'adressa un regard partagé entre la colère et la tristesse, mais son visage paru indifférent. Il passait a côté de moi, me cognant presque de son épaule, en apportant le chocolat chaud enfin préparé. Je le talonnai, penaud. C'était la première fois que je lui cachais quelque chose, mais je ne savais pas que cela l'avait autant traumatisé. Enfin, je ne le comprendrai sûrement jamais. Les autres parlaient, et Eliza s'était collée contre la fenêtre.

«Regardez un peu ce ciel noir, il n'est que 14h ! Et maintenant, il grêle...
- Éthan, allume la télé. Demanda sèchement Ivan. Je me demande ce qu'il ne dit pas sèchement, d'ailleurs.
- Ok. -il l'allume-
// La tempête se propage de plus en plus. Partie des côtes du Portugal, elle touche désormais la majeur partie atlantique de l'Europe. Nous vous conseillons de rester chez vous, les températures baissent, et les chutes de neiges dans le Nord seront de.. [...].//
- On a bien fait de rester ici, j'aurai jamais pût rester dans l'enceinte du lycée, s'exclama Amy.
- Ouais, désolé Ivan mais on va devoir rester ici un peu plus longtemps que prévu, je pense, dit Élie.
- Ne t'inquiètes pas, vous ne le dérangez pas. Mes parents ne viendront pas, ils sont coincés à leur boulot a cause des routes impraticables. Léo est resté à l'hôpital, coincé lui aussi.
- Oh, répondis-je. Il continua sans prendre attention à la réponse.
- Nous allons devoir nous supporter autant de temps qu'il faudra. Amy, je ne sais pas ce qu'il est advenu de Cassandre, mais je pense qu'elle est en sécurité, elle n'est pas du genre a sécher je pense. Cette phrase m'était surtout destinée, ainsi que l'autre. Se supporter était le mot, effectivement.
- Je pense aussi... Elle ne répond toujours pas. Peut-être un problème de famille.
- Peut être. Je vais préparer les lits.»

Il s'exécutaient en montant ses escaliers grinçants, alors je m'affalai sur le canapé, épuisé par les événement, en sirotant le chocolat tiédissant. Ce que je pensais n'être que des jours allait être bien plus long. L'électricité s'éteint, nous plongeant tout à coup dans le noir, seulement éclairé par le ciel sombre. Je cherchais quelques bougies à allume, une lampe torche et quelques piles dans le sous sol ; je connaissais les environs par cœur et n'eus pas réellement de mal a en trouver ; Ensuite Maloe sorti son paquet de cartes, et nous terminions notre après midi comme ça.
Je me demandai vraiment comment nous allions tenir les prochains jours. Vraiment.

~ ~ ~ ~

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Camille Kaonai
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MessageSujet: Re: Entre neige et ciel   Mar 5 Mar 2013 - 19:29

c'est intéressant 8D

~ ~ ~ ~

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends...
 




Camille, sans frange:
 

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MessageSujet: Re: Entre neige et ciel   Mar 5 Mar 2013 - 19:34

T'as vu 8D

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MessageSujet: Re: Entre neige et ciel   Mer 6 Mar 2013 - 17:17

Troisième jour. L'électricité n'était pas revenue, mais Ivan avait trouvé un vieux générateur relié à la maison dans le sous-sol mal rangé, et avait réussi à le brancher sur l'alimentation principale, en le faisant démarrer avec les piles de la lampe torche. Ce générateur tenait plus du miracle que d'autre chose, surtout par sa vétusté et son air bricolé.

«Vestiges de Russie. Souvenir de mes parents quand ils sont parti de l'ex-URSS. Au moins la douche sera chaude. Et la soupe aussi.
- Au pire on aurait tout chauffé dans ta cheminé avec les chaises en bois, plaisanta Ethan.
- Ouais, et on aurait fait un barbecue avec ta viande, ça remplacerait la soupe ! Continua Eliza ; les autres filles acquiescèrent. »

C'est vrai que la douche froide ne me tentait pas tellement, et déjà que la soupe chaude était absolument infect, la boire glaciale aurait terminé de m'achever. Le chauffage était éteint car sinon le générateur sautait pour une obscure raison, mais la chaleur humaine faisait son boulot, même si la maison était spacieuse. nous étions 7 tout de même. Ivan, qui passait beaucoup de temps dans son sous sol, ressorti victorieux avec un sublime téléphone avec connexion par satellite, enfin, je n'avais pas vraiment compris ce que c'était, mais je su que cela permettait une certaine connexion avec le monde. Ivan appela d'abord à l'hôpital pour avoir des nouvelles de Léo.

«Allo? Bonjour, je suis bien à l'hôpital de Tonelle-les-Bouleaux ?»

Bonne nouvelle, la connexion était passée. Ils devaient être très bien équipés là bas, avec autre chose que des téléphones russes qui tombent en poussière.

«Oui, il y a des réfugiés chez vous depuis la tempête, non? Bien. pourrais-je avoir Clémence ou Léo Flamand s'il vous plaît ? Da. -on entend quelques bruits sortant du téléphone millénaire, avant d'entendre une voix familière - Oh, tu as réussi à rejoindre l'hôpital. Vous êtes coincés aussi ? Mh. Oh, j'ai juste retrouvé un vieux téléphone qui se connecte directement par satellite. J't'expliquerai. Bien, bien. Ca.. Enfin, elle ? Pas de nouvelles. des nouvelles du monde sinon, vous êtes mieux informés que nous... Bizarre. J'espère que ça ne prendra pas trop longtemps, ils en ont marre de la soupe. Je te passe Minh. -il me tend le téléphone, sans m'adresser un regard-
- Allo, Léo?
- Ouais, tu vas bien vieux ?
- La soupe est dégueulasse, mais la douche est chaude, alors ca va. Enfin, s'ils ne coupent pas l'eau, alors on fait gaffe.
- Clémence te dit bonjours. Ouais, Ivan m'a dit que vous n'avez pas pu rejoindre Cassandre? Je suis sur qu'elle est dans le coup.
- Ouais, on l'a tous deviné. Enfin. Je soupirai. Le temps se lèvera dans combien de temps ?
- On sait pas, pas de nouvelle, mais beaucoup de gens à travers l'hémisphère nord sont touchés. La tempête doit aimer le Sud, puisqu'il ne s'est encore rien passé. Allume ta radio mec.
- Ok. Jte file les autres, sinon ça les déranges pas que tu restés deux heure au téléphone ?
- Nan, ils me doivent le retour de l'électricité dans leur bicoque.
- Ha. Tu m'expliquera ? Bon, Amy s'impatiente. -elle m'arracha le téléphone des mains en faisant raisonner sa voix stridente. -
-Léoooooo ! Comment tu vas bien?
[...] »

Je ne fis pas attention aux autres conversations, j'étais fatigué de ne pas avoir dormi cette nuit. Je m'installai sur le canapé, abandonné par le groupe il y a quelques instants, et m'assoupis, bercé par les doux murmures qui s'éloignaient de plus en plus. Vraiment, ce canapé était confortable...


Autour de moi le salon avait laissé place à une forêt. Une forêt de pins, très haut, comme dans les Landes. Les aiguilles brunes au sol me chatouillaient les pieds. Ha, j'étais pieds-nus. Je regardai l'était de mes vêtements... Un haut blanc et un jean. Rien de particulier. Je marchai dans cette forêt, sans savoir où aller, errant comme cela durant des heures et des heures. J'avais l'air idiot.
J'atteris au bout d'un moment au bord d'une plage, au sable très clair. Les vagues s'epanchaient paresseusement, mais il faisait trop frais pour se baigner. Alors je m'assied par terre, le regard vers le ciel gris, en attendant. Les nuages étaient ternes et uniformes. En fait, tout était terne autour de moi. Quelques mouettes, du au fait de mon immobilité, picoraient autour de moi. Puis elles s'envolèrent, effrayées. Je me retournai, surpris.

«Hé!»

Mais il n'y avait personne. Alors je me remit à regarder le ciel morne. Qu'attendais-je ici? Que la neige tombe, ou quoi?

«C'est beau, pourtant, la neige. »

Je sursautai en entendant cette voix ; Cassandre était derrière moi, ses cheveux longs détachés qui tombaient en cascade, habillée d'une robe en plumes de paon. Mais sa robe était noire, avec des reflets verts iridescents.

«Tu était donc la? Avec cette tempête, toi qui disparaît... Tu as forcément un lien avec ça !»

Elle ne répondit pas, mais tendit une autre bille, exactement la même. Elle prit ma main pour la poser, puis la referma.

« Je vous aime bien, Ivan et toi. Mais ce n'est pas ça qui vous sauvera. Les Ombrecieux sont plus forts que moi...
- Explique, qui sont-ils? Et toi? Pourquoi?
- Je... »


je revint lentement à la surface, secoué par Maloe. Je clignai des yeux, épongea la sueur qui coulait le long de mes tempes, avant de me relever, en tirant la couette parce que je grelotais. Ma sœur posa sa main sur mon front.

«Regarde moi cette fièvre! Tu as du attraper quelque chose, mais je ne sais pas comment. Enfin, tu gigotait comme un ver de terre, c'était marrant, dit Maloe en ricanant.
- Ha, ha...
- Tu nous as fait peur, t'as dormi pendant deux jours entier! Eliza vérifia elle aussi ma température en posant sa main froide sur mon front. Ha ouais, effectivement, t'es brûlant. Ça doit être la soupe d'Ivan, hinhinhin...»

Eliza ricana en concert avec Maloe, qui se turent lorsque ledit Ivan descendit de l'étage avec un linge humide.

« Alors Спящая красавица (Spiachtchaia Krasavitsa), bien dormi ?
- Parle français. T'as décidé de m'adresser enfin la parole? Dis-je en toussotant. Bon, au départ c'était de ma faute, je sais.
- Parce que vous vous étiez enguirlandés? Demanda Amy
- Oui et non. Mais cela ne sert à rien de se mettre en colère, avec un temps pareil. »

Personne ne remit en question ce qu'il venait de dire, surement pour ne pas envenimer quelque chose dont ils n'imaginaient meme pas l'ampleur. Il posa négligemment le linge sur mon front, et Eliza me servit de la soupe, qui était bien meilleure lorsqu'on avait le ventre dans les talons. Ils me laissèrent ensuite, montant à l'étage pour me laisser me reposer, mais je n'étais pas tellement fatigué... Je sentis quelque chose au creux de ma main, quelque chose de rond. La bille du rêve! Je la regardai, mais sa couleur était sensiblement la même que l'autre. Je la serrai, en attendait quelque chose, puis la regardai de plus près ; il devait y avoir quelque chose dans ces volutes qui me permettraient de déceler quelque chose, un indice ! Mais rien, simplement de la brume. Pourtant lorsqu'Ivan m'avait prit la première, elle avait une lueur bleue, mais pas moi. Décidément, plus je m'avançais dans le temps, plus tout ce qui m'entourait devenait obscur. Je plaçais la bille devant moi, en attendant qu'il se passe quelque chose. Des minutes passèrent... Rien. Elle changeait parfois de teinte, passait à l'ocre et parfois à l'argenté, mais ces changements me semblaient aléatoires. Je devrai peut être raconter à Ivan mon rêve et lui montrer cette bille, car je n'avais pas envie de subir une autre de ses colères froides. Amy devait s'inquiéter de Cassandre... Et je ne pouvais pas lui dire que je venais de lui parler en rêve, elle me prendrait pour un fou. Revigoré, je décidai d'aller monter les voir, mais fut prit de cours par Ivan. Ça tombait bien, je lui demandai alors s'il voulait bien descendre m'écouter, il hocha la tête en signe d'approbation. On revint dans la cuisine, et je lui expliquai mon rêve, et lui montrais la bille. Il ressortit mon ancienne bille de sa poche, en disant qu'elle était devenue bleue, mais qu'elle ne luisait plus. On les approcha ensemble, mais elles ne réagirent pas plus.

«Peut-être que Léo a une bille lui aussi, non? Demandai-je.
- Il nous en aurait parlé, bavard comme il est. »

Effectivement. On monta ensuite à l'étage pour rejoindre les autres, après quelques divagations. Amy était au téléphone, et Éthanol semblait attendre son tour, tandis qu'Elie lisait un livre, et Maloe jouait au tarot contre Eliza.

« Ha, enfin remit de tes émotions ?
- Ouais... Pourquoi ce rassemblement à l'étage ?
- La chaleur monte, il fait plus chaud, me répondit Éthan. »

Ivan prit un livre, et je rejoignit les filles pour jouer au tarot avec elles. Maloe m'informa qu'Ana etait saine et sauve, ayant rejoint l'hopital en s'etant perdue en chemin avec son amie. Je vis ensuite l'énorme stock de conserves derrière, on pouvait tenir plusieurs mois. Je me mît à rire, avant de m'écrouler une seconde fois. La fièvre avait terminée de me terrasser. J'espérais encore une fois rêver pour en apprendre un peu plus, mais je ne passai qu'une nuit noire.
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Camille Kaonai
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MessageSujet: Re: Entre neige et ciel   Jeu 14 Mar 2013 - 21:30

Alors, listen to me 8D:
- pourquoi toute tes histoires commence avec un bus ? xDDDD
- en fait dans le chap 2, c'est bizarre, Minh ne veut pas ressortir la pierre mais il l'a décrit o_o, après tu dit qu'il l'a range, donc il l'a sorti 8DDDD
- "Tu es au courant que tu me déçois..." je kiff cette réplique x)
-mais t'as quoi avec la soupe russe to i? xD
-cha … non, non, non, non !!! comment tu peux me faire ça ? ah moi ? D= pourquoi de la physique dans ton texte ?? T----T "Éthanol semblait attendre son tour" comment tu peux me faire ça ? T_____________T

~ ~ ~ ~

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends...
 




Camille, sans frange:
 

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Canna Kaonai
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MessageSujet: Re: Entre neige et ciel   Jeu 14 Mar 2013 - 21:41

-Les bus c'est cool 8D c'est sûrement quelque chose de très psychologique qui identifierai chez moi un certain... Hum, nan, je ne sais pas 8D
-Pour le chapitre 2 heeeeem je vais rectifier ça 8DDD
-Ivan a juste la classe Cool
-Confond pas avec goulasch (qui est délicieuse à Pragues) , considère cette soupe comme héritage de l'URSS, en conserve, bon marché, qui est la depuis ~20 ans 8D
-Correction automatique pourrie 8D j'ai rectifié sur word désolé *s'incline*

J'ai enlevé Élie (bon j'ai pas encore modifié ici) parce qu'elle était inutile 8D et je suis en train de faire le chapitre 4 Very Happy

~ ~ ~ ~

La guerre, la violence, les trucs vicieux... C'est plus à la mode, ça, c'est trop has-been, soyez dans le vent ♥️ "




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