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 Mission Papua [PV: Mon mari <3]

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Rose Nihrai
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MessageSujet: Mission Papua [PV: Mon mari <3]   Sam 12 Oct 2013 - 15:55

Papua. Rose peinait à croire qu'on l'envoyait dans un endroit aussi dangereux tant elle possédait des souvenirs en ces lieux. Papua. Pitié.. Faites qu'il, lui, ne soit pas concerné... Pitié...

Rose avait prévenu au préalable le Chef du clan des Haiko qu'elle ne parlerait oralement qu'à l'hôtel, et encore, cela n'était pas assuré. L'inexpression de Rose fichée à son visage, impossible de savoir ce qu'elle avait pensé en di... écrivant cela. Elle avait été silencieuse, n'avait absolument rien écrit, et alors qu'ils déambulaient déjà dans l'aéroport de Papua, la jeune fleur ne regardait rien et n'entendait rien, si ce n'est les pas, la respiration de celui qui l'accompagnait. En temps de guerre, surtout au vu de sa position, cela allait gravement changer la donne...

Ses soupçons se confirmèrent quand elle vit un militaire indonésien l'arrêter et lui demander son identité. Voyant que Rose ne faisait que le fixer d'une manière plus inexpressive qu'elle ne l'avait jamais été - fixait-elle vraiment ce militaire ? -, l'homme se fit plus insistant, sachant très bien que l'Héritière était d'un silence d'expression et de paroles extraordinaires. Il réitéra ses paroles, mais lorsque l'aura de la jeune Cheffe grimpa doucement autour du militaire, à un tel point qu'il en suffoqua, son premier réflexe fut de s'écarter, mitraillette en main.

Il regarda la démarche de la jeune Indonésienne, qui était habillée de sa simple robe noire en soie habituelle, accompagnée d'un bruit de métallique silencieux, audible pour qui savait entendre. Lorsqu'elle sortit de l'aéroport, Rose prit sans ménagement la main du Chef de Feu et pressa ainsi le pas. Une voiture simple, passe-partout, mais aux vitres fumées, se faisait voir dans le parking, et la jeune Silencieuse s'y glissa après s'être assuré que Minh Lê se trouvait sur le siège passager. Elle mit le contact et un papier tomba sur ses pieds. Elle le ramassa et put y lire.

" Selamat Sian, ma belle ! Je t'ai laissé la voiture, tu y trouveras aussi les clefs de ta chambre pour l'hotel. Cela a été infernal d'après les réservations déjà faite par Seikoku, mais j'ai réussi à négocier habilement pour faire croire que vous allez y aller.

Tu me connais, je suis à la tête de la chaîne d'hôtels de Papua, et je suis heureuse de te voir... Plusieurs problèmes se passent ici. Par contre, étant donné que nous avons des VIP, je n'ai pu vous réserver qu'une seule chambre. La plus spacieuse et la plus traditionnelle, j'espère que cela t'ira. Je sais, tu es train de penser que j'en fais trop, je me trompe... ? Bon euh.. Ne m'en veux pas pour la chambre... Tous les hôtels sont pleins à craquer, et j'ai dû habilement jouer... Oh, j'y songe. Vous êtes près du fleuve et des montagnes.

Fais attention... Tant d'hommes d'affaires et de militaires ne présage rien de bon. J'ai dit à ma Secrétaire que tu avais autant d'autorité que moi. Je t'ai laissé un dossier sur la situation et l'évolution de Papua, et je t'ai laissé mes sources d'information. Réunion du conseil ce soir, sois présente, je te prie.. Emmènes-le avec toi, je les ai prévenu. Ah, ma belle... Evites de mourir, tu veux ? Je refuse de me suicider, alors évites.. de mourir...
"

L'espace d'un instant fugace, un tendre regard et un doux sourire avaient fait flancher l'inexpression de Rose, qui revint au galop quelques petites secondes plus tard. Mais cet instant fugace n'avait pu échapper à l'homme de feu. Elle démarra sans plus tarder et se dirigea vers leur hôtel. Lors d'un feu rouge, elle posa le papier sur les genoux de Minh, et murmura depuis on-ne-sait-combien de jours de silence.

- Si vous... avez.. des... questions.. Po...sez-les..

Elle le laissa lire et se gara dans le parking en sortant deux énormes valises, qui semblaient bien trop pharaoniques pour leur courte durée de passage. Enfin... Ils allaient vite repartir, n'est-ce pas.. ? Lorsqu'ils rentrèrent dans le Hall et se dirigèrent vers l'accueil, Rose se contenta d'écrire deux mots. Simples, fluides, et la dame se leva pour lui communiquer tout un détail de paperasse ainsi que plusieurs CDs... De hack, vraisemblablement. Encore fallait-il être expérimenté pour savoir ce que c'était. Ladite dame s'occupa de monter leurs affaires, faisant patienter selon la coutume les invités dans le Hall. Coutume étant qu'ils allaient devoir attendre pour que la Secrétaire vérifie l'identité de Rose.

Alors que ladite Secrétaire descendait, deux hommes s'arrêtèrent devant eux, et Rose ne leur accorda pas la moindre attention. Jusqu'à ce qu'ils fassent intervenir Minh dans leur conversation.

- L'Héritière de la Famille Royale Javanaise à Papua... Avec un vietnamien.. Quelle honte, vraiment..

Alors que l'homme, qui cherchait de toutes évidences à se battre et tirait déjà sur Rose, cette dernière, aussi insaisissable que le vent, lui explosa le sternum d'un simple mouvement de jambe, fit le grand écart pour éviter l'assaut du deuxième homme qui fit volte-face et décida de s'attaquer au chef des Haikos.

- Et bien, petite princesse, tu ne t'occupes pas de ton petit copain vietnamien... ?

La jeune Silencieuse, avec un chakram en main -depuis quand avait-elle cette arme en main ? -, s'approcha avant de lancer son arme, que l'homme évita d'un déplacement de tête victorieux. Sa face se décomposa et il tomba quand il comprit que le chakram visait ses cervicales et non sa tête. La Secrétaire, qui avait assisté au spectacle, regarda Rose récupérer son arme qui disparut sous sa robe là où elle était censée se ficher dans la gorge de la Tochi.

- Notre Directrice sait s'entourer, dites donc... Ma chère, votre chambre est au 10ème étage. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, appelez-moi...

La jeune fleur avait compris. Cet endroit était le moins sûr de la ville et le moins surveillé, et il valait mieux que les raisons de sa subite venue restent obscures. Sans plus de cérémonies, et sous les yeux étonnés de plusieurs personnes - et ceux, tendres, de la Secrétaire -, Rose saisit la main de Minh et l'entraîna dans l'ascenseur. Nouveau silence de plusieurs minutes. Lorsque les portes s'ouvrirent, Rose, qui avait gardé la main de Minh dans la sienne, l'emmena directement dans leur chambre après avoir tourné dans plusieurs couloirs.

Dans l'esprit de sa chambre à Seikoku en beaucoup plus grand, une immense baie vitrée qui leur permettait de voir toute la ville qui était devant le salon, Rose posa ses affaires dans la chambre, remarquant qu'il n'y avait qu'un lit deux places. Une esquisse d'esquisse d'esquisse de sourire malicieux fit imperceptiblement bouger la commissure droite de ses lèvres. Son amie jouait les entremetteuses... ? Rose lut le tas de dossiers, comparant avec les informations qu'avait Seikoku, et écrivit l'essentiel sur un autre morceau de papier. Elle tendit le papier à Minh, qui y lut leurs principaux ennemis, les personnes dont il fallait se méfier ou garder à l'œil, l'avancée de la base scientifique qui menaçait Papua, entre autres, d'extermination s'ils ne s'alliaient pas à leur cause et... Des informations de la mafia Indonésienne.

Toujours aussi inexpressive, Rose se leva et s'approcha de Minh en désignant les informations mafieuses, les plus sures et surtout... Les plus complètes et les plus nombreuses. Ce qui ne signifiait qu'une seule chose...

- La base... scienti...fique... Elle a...brite au moins trois... quart de mafi..eux... Et je... les connais.. tous...

Elle laissa le jeune homme digérer toutes les informations de la journée avant de dire celle qu'elle avait jusque là passée sous silence. Elle se tut pendant un long moment, laissant son inexpression se parer de traits impénétrables, puis, sa voix chantante, ce soprano enfantin absolument cristallin prit le relais.

- Le Conseil de... ce soir... Est une... réunion.. ma..fieuse... Nous allons... infiltrer la mafia... Indonési...enne.. en nous... faisant passer pour... des nouveaux..

Ces paroles dites sur un ton inexpressif, elle se détourna, alla s'affaler dans le canapé et ferma les yeux. Si Minh pouvait être certain d'une chose, c'était que Rose n'allait pas reparler avant le lendemain, voire n'allait pas communiquer avant le lendemain. Et encore... Si lendemain il y aurait. Après tout, la jeune Héritière était la première personne à tuer pour les légendaires chasseurs de têtes indonésiens...

De plus, la mafia indonésienne n'était pas connue pour se montrer tendre..
C'était surtout la plus sanglante. Et pire encore...
Elle était remplie d'assassins professionnels... Et pire encore..
Des personnes du pouvoir.
Chasseurs de tête.
Racistes.
A quiconque n'était pas indonésien de nationalité.

Amen...

~ ~ ~ ~



Dernière édition par Rose Nihrai le Mar 12 Nov 2013 - 9:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mission Papua [PV: Mon mari <3]   Lun 28 Oct 2013 - 22:54

Au départ, la Papouasie n’avait pas sonné terriblement bien à ses oreilles, quand Minh fut mit au courant de son proche départ en mission pour aller dans ledit pays accompagné de Rose. C’est vrai qu’il aimait bien la voir, certes, mais pas dans ce genre de conditions. Puis, l’intitulé de la tâche à faire craignait autant : une ville entre deux pays qui, évidemment, s’en disputaient la garde. Cette même ville menacée par des bandits d’un des deux pays, promettant de la raser si les habitants ne se mettent pas de leur coté. Pour régler tout ça, on envoyait deux étudiants (bon, étudiants préparés, mais étudiants quand même) au beau milieu de ce capharnaüm. Et dans tous les lycéens possibles et inimaginables du lycée, c’était tombé sur Rose et lui. Encore, Rose, elle était indonésienne, ça pouvait à la limite se comprendre – non en fait, il ne comprenait pas -, mais lui, le mec le moins redoutable de la galaxie ? C’était une blague, hein ?
 
Le rire jaune s’éteignit peu à peu lorsqu’il prit son billet d’avion entre les doigts, jaugeant la date, qui annonçait demain. Bon, la prochaine fois, promis, il ne laisserait pas trainer le courrier par flemme, ça lui évitera une seconde crise cardiaque.
 
Le lendemain, les idées un peu –vraiment un tout petit peu- en place, et la gorge nouée qu’il prit place dans l’avion, aux cotés de Rose. Pour toutes les missions qu’il avait du faire, certaines ne s’étaient pas bien passées, non. Et chaque fois qu’il mettait ne serait-ce qu’un seul pied dans l’aéroport, tous ses souvenirs rejaillissaient, un peu comme si ils le suivaient, depuis son ombre, pour mieux lui pourrir la vie dans les moments les moins opportuns. Mais ça ne lui avancerait en rien de ressasser ce genre de chose, à quoi bon, de toute façon.  
 
Puis il avait été prévenu du silence que ferait preuve Rose une fois là bas, qu’elle n’était même pas sûre de parler une fois dans l’hôtel. D’ailleurs, ça devait commencer maintenant, car elle le lui avait écrit. Bon, c’est pas comme si c’était la première fois qu’ils entretenaient une relation oralo-écrite, il avait finit par s’habituer la dernière fois.
 
Ça y est, ils avaient finit par atterrir, au bout d’un trajet qui lui avait semblé interminable. Il avait bien tenté de dormir, mais lorsqu’il se réveilla en sursautant, et totalement en nage, 1h plus tard, il décida, pour son bien être et pour ne pas passer déjà pour un imbécile aux yeux de tous les passagers (si ce n’était pas déjà fait), et de Rose, qu’il ne retenterait pas. Vraiment, en ce moment, ça ne lui réussissait pas. Il entendait leurs pas résonner contre les dalles, malgré le bruit ambiant autour d’eux. Ça résonnait, au creux de ses oreilles, ça rythmait son cœur qui battait trop vite pour que cela soit normal. Parce qu’il avait un, mais vraiment, un gros très gros mauvais pressentiment. Et généralement, ça loupait pas. N’importe qui d’ailleurs en voyant sa tête de paumé de la vie, limite en train d’haleter, le prendrait pour un suspect, d’attentat à la bombe, port de drogue ou de n’importe quel autre truc louche. Niveau discrétion, on repassera. Bon, allez, cœur, on arrête de battre comme un demeuré –même s’il y a lieu- et on essaie de passer pour une personne intelligente, pour une fois.
 
Apparemment, ça n’avait pas suffit, puis qu’un militaire vint les alpaguer en leur demandant leur identité. Bon, c’était sans doute pas à cause de lui mais de Rose, qui devait être connue de part son rang, mais il ne pu s’empêcher de penser qu’il était ne serais-ce qu’un peu responsable. Même si ça n’était évidemment pas le cas, n’est-ce pas ? Il laissa le soin à Rose de répondre, chose qu’elle ne fit absolument pas. En fait, elle se contentait de le fixer de toute la puissance de son inexpression possible, et n’oscilla pas même un sourcil lorsqu’il réitéra sa demande. Ce qui bougeait plutôt, c’était son aura, qui de manière tout à fait normale –tout à fait, oui-, s’enroula insidieusement autour du militaire, à tel point de l’asphyxier. Chose plus normale, le militaire recula, mitraillette en main. Heureusement qu’il lui restait un peu de jugeote, Minh n’aurait pas aimé terminer en gruyère au milieu d’un aéroport. Il n’aurait pas aimé terminer tout court, d’ailleurs. Ça serait bien s’il pouvait rester en vie encore quelques années, même si ça semblait d’emblée déjà bien compromis. Il fit profil bas lorsqu’ils continuèrent leur route, suivant les pas de Rose ; il n’entendit que très légèrement, et vaguement, des bruits métalliques l’accompagner, mais ne fit pas le rapprochement, assez absorbé par tout ce qu’il y avait aux alentours, ces tintements noyés dans la masse des autres bruits divers.  En fait, il était tellement ailleurs –donc assez lent- qu’il ne s’attendit pas une fois sorti à ce que sa main fut prise par Rose pour le trainer un peu plus rapidement. Non pas qu’il dépréciait ce geste, m’enfin ça l’avait surprit, surement autant que lorsqu’elle avait posé sa tête sur son épaule, la dernière fois. Il se demandait vaguement à quoi pouvait-elle bien jouer, avant de finir dans une voiture teintée, place passager. Ça commence à devenir un peu trop rapide pour lui, là.
 
Une fois installés, il vit tomber aux pieds de Rose un papier bien griffonné, qu’elle lu avec toute l’attention que pouvait son inattention – donc, toujours avec le même visage de marbre-. Mais pas tant que ça, en fait ; le pouvoir de cette lettre avait réussi à transpercer cette barrière d’inexpression en béton armé, et lui offrit le temps d’un court instant, un sourire aussi doux que son regard pouvait l’être. Certes, ça n’avait pas duré, mais suffisamment pour que Minh s’en rende compte, et conclu qu’elle était bien plus belle lorsqu’elle souriait - même de manière imperceptible, ça semblait être de rigueur-.
 
Sa curiosité fut remplie lorsque Rose termina, à un feu rouge, par lui donner le papier de toute à l’heure. Il ne connaissait pas l’auteure de la lettre mais supposa qu’elles deux étaient proches. Il haussa un sourcil à la mention de l’hôtel où ils allaient passer quelques nuits, se demandant s’il avait bien compris ce que supposait la lettre, mais ne releva pas.  Il retenu surtout qu’ils étaient conviés à une réunion d’un certain conseil –il ne savait même pas ce qu’on pouvait bien faire, dans un conseil-, et qu’avec sa maladresse habituelle, il risquait de passer pour un imbécile, qu’il y avait un tas de militaires surement bien moins commodes qu’à l’aéroport, et possédant bien mieux qu’une mitraillette, et que l’auteure supposait un risque de mourir à Rose à la toute fin, et que ça, ça sentait pas bon du tout, parce qu’aux yeux de Minh, Rose était quand même assez increvable. Arf.
 
Si vous... avez... des... questions... Po...sez-les...
 
Il hocha la tête, conscient de l’effort dont elle faisait preuve pour parler et demanda quelques renseignements sur ledit conseil ;
 
« Heu, je... Enfin, d’après ce que je viens de lire, nous allons faire parti d’un conseil, mais un conseil sur quoi ?
 
Il se racla la gorge, sachant pertinemment qu’il ferait forcément tâche la dedans, mais décida de ne pas le dire, ça ne servait à rien de se lamenter sur son sort, et puis ça n’était pas le moment.
 
«  Mmh, pour l'instant, c’est tout.   »
 
Il attendit qu’elle réponde ; une fois dans le parking, Rose en sortit deux énormes valises, qui n’étaient sans doute pas des valises de fringues. Très honnêtement, il n’avait pas tellement envie de savoir ce qu’il y avait à l’intérieur, parce que ça devait être surement des trucs très flippants et/ou dangereux. Cela le rassura encore moins, presque persuadé que sa tombe sera plantée sur le sol papouan, ou peut être indonésien qui sait.
 
Une fois dans le hall, encore quelque chose bizarre, Rose n’eu qu’à inscrire un truc que Minh ne compris pas, pour que l’hôtesse d’accueil lui amène un tas de feuilles et des CDs ; ça n’avait pas l’air très franchement légal, tout ça –il reconnaissait ces CDs quand même, Minh ce délinquant voyons-, mais bon, il en arrivait à un point où plus grand-chose ne l’étonnerait, et de la part de Rose (suffit de voir sa tronche de blasé de la vie.). L’hôtesse monta leur affaire, et il saisit un peu difficilement qu’il fallait attendre son retour, surement quelque chose de courant, il n’avait pas vraiment l’habitude d’hôtels. Ils restèrent là comme deux ronds de flans -enfin, lui surtout, Rose était habituellement expressive qu’un parpaing, et avait toujours bien plus de classe que lui-, et au retour de l’hôtesse, un événement que Minh craignait, deux hommes finirent par s’arrêter devant, l’air pas vraiment agréable. Même si de l’extérieur, sa tête complètement blasée ne montrait pas vraiment de signe d’inquiétude, il n’appréciait pas du tout leur tête fermée et butée. Ils discutèrent sans que Minh ne fasse attention à ce qu’ils disaient, essayant de se concentrer sur autre chose, comme... Tient, la plante, là. Malheureusement, il ne put s’empêcher d’entendre une phrase qui leur était directement adressée, à Rose et lui.
 
- L'Héritière de la Famille Royale Javanaise à Papua... Avec un vietnamien... Quelle honte, vraiment...
 
Il n’eu pas le temps de répondre télépathiquement à l’individu haineux, qui manifestement en avait après eux puisqu’il visait déjà Rose. Décidément, à peine arrivés et déjà des ennuis, il l’avait bien dit, que ça n’irait pas. Il devait porter malheur, oui, surement. L’homme n’eu pas le temps d’atteindre cette dernière, rapide, et lui défonça le sternum d’une volée de jambe ; quand même, quels reflexes ! Rose était, vraiment, très impressionnante à ses yeux, et se sentait un peu plus misérable à chaque seconde qui passait ;  méritait-elle vraiment de l’avoir à ses cotés ?
 
Pour rajouter à ça, elle fit le grand écart afin d’éviter le second, qui avait aussi envie d’en découdre apparemment ; et pour terminer en beauté, il finit par s’en prendre à lui
 
Et bien, petite princesse, tu ne t'occupes pas de ton petit copain vietnamien... ?
 
Il eu une vague pensée comme quoi il n’avait pas tellement le besoin qu’on s’occupe de lui, déjà parce qu’il était assez grand pour se débrouiller tout seul, et ensuite parce que contrôler le feu était un pouvoir assez sympathique, dans la mesure où cela lui permettait entre autre de le bruler entièrement lui et sa pauvre face, de créer une barrière de chaleur assez chaude pour fondre tout ce qui l’approcherait, ou d’autres choses assez amusantes mais qu’il n’avait pas prévu d’exécuter, là maintenant. S’il n’avait pas eu le choix, peut être, oui...
 
Mais Rose lui permit de rester là les bras ballants, un peu comme s’il était une plante verte –toujours aussi utile et efficace, ça ne lui changeait pas de d’habitude (ironie inside)-, en dégainant son chakram sorti de nulle part –il commençait à s’habituer- et en visant précisément ce que l’homme ne s’attendait pas à ce que cela soit visé lorsqu’il tenta d’échapper à un lancé aussi précis qu’un scalpel de docteur. En résumé, ses cervicales plutôt que sa tête. Minh observa les traits crispés de l’homme qui avait essayé d’attenter –ouais, essayer, c’est beau l’espoir- tandis qu’il tombait dans un ultime souffle. Bye-bye, dit-il dans une pensée, une pensée légèrement ironique, soit. Au moins, le geste de Rose lui épargnerait des crises d’existence à 3h30 du matin comme quoi il aurait tué un homme, chose parfaitement stupide mais qu’il était obligé de subir, faisaient de lui un humain comme tout les autres.
 
«- Notre Directrice sait s'entourer, dites donc... Ma chère, votre chambre est au 10ème étage. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, appelez-moi...
 
Ça, pour savoir bien s’entourer, Rose était parfait dans ce rôle. Froide, silencieuse, et douée. Mais Minh préfère entendre le son de sa voix que le son d’une arme quelconque fusant, c’était... Surement plus rassurant.
 
Ce qui l’était moins, c’était dans l’hôtel où ils allaient dormir. Cette attaque signifiait au moins une chose : ils n’étaient absolument pas en sécurité, non, ils étaient dans l’endroit le moins sécurisé de la ville, et histoire d’être encore moins en sureté, l’héritière du trône de Java et un vietnamien pommé étaient envoyés en mission dans ce trou à rats pour empêcher des bandits surement bien armés et ayant plus d’une idée de torture marrante en tête de tuer les habitants d’une ville qui avaient eu l’idée de s’établir à la frontière de deux pays en guerre. Ou la frontière avait eu la mauvaise idée de border cette ville. Bref, si quelque chose existait derrière le Ciel, il devait bien se marrer, ou surement, plus plausible, n’en avoir strictement rien à faire. Et dans les deux cas, ça ne les aideraient en rien.
 
Après ce doux interlude de pensées diverses et stupides (non, pas variées), qui avaient duré approximativement quelques secondes, le temps que Rose ne vienne lui prendre la main en fait... Oh, quoi, lui prendre la main, encore ...? Mh, comme elle ne parlait pas, c’était juste pour lui intimer de la suivre, c’est plus rapide que d’écrire sur un post-it. Ouais, ça devait être ça. S’en suivit d’un énième silence dans l’ascenseur. Minh avait finit par ne plus s’en soucier, mais seulement du silence, Rose semblant vouloir garder sa main dans la sienne ; il n’avait pas trop le courage de l’en dissuader, déjà parce qu’il ne voulait pas affronter son regard, et puis aussi parce que ça ne le dérangeait pas tellement, finalement.
 
Cette main qu’il tenait l’emmena, après quelques détours –décidément, toujours des détours.- dans leur chambre. La chose qu’il remarqua en premier ne fut pas l’immense baie vitrée, ni la décoration qui ressemblait à la chambre de Rose au lycée en bien plus grand, mais le lit deux place. Il avait le don de remarquer les choses qui posent problème. Il chercha rapidement des yeux un autre lit, et comme il n’y en avait pas, il se résigna à penser que sa nuit serait assez inconfortable, par terre. Il se demanda ce que Rose pouvait bien en penser, mais ce n’est pas son visage de marbre qui lui dirait quoi que ce soi, non, pas même ce très très très léger haussement de commissure de lève droite, un tic, rien de plus.  
 
Au final, il posa ses affaires en soupirant légèrement –il y avait de quoi, ça annonçait de futures journées pas tranquilles du tout.- et laissa Rose lire le tas de dossier ainsi que griffonner des mots sur un papier, mots qui lui seraient très surement destinés parce qu’il était trop stupide pour s’occuper lui-même d’entrecouper des informations, comparé à elle. Il se sentait un peu inutile, sur le coup (depuis le début du voyage, en fait). Il eu ledit bout de papier un peu après, prenant connaissance d’un tas de trucs assez utiles, comme des ennemis qui semblaient importants, des gens qu’il fallait se méfier, la base scientifique, d’autres trucs toujours utiles, et puis un paragraphe sur la mafia indonésienne, qu’il ne connaissait pas du tout ; Rose s’approcha pour lui montrer les informations les plus sûres, avant de s’adresser à lui ;
 
La base... scienti...fique... Elle a...brite au moins trois... quart de mafi..eux... Et je... les connais.. tous...
 
Il se laissa bercer par sa jolie voix, douce... Mh, non, profondément douce et entêtante, sa tête d’infini blasé qui s’adoucissait légèrement. Pour reprendre ses esprits ; Evidemment ; l’autre quart était quoi, si ce n’est d’autres mafieux ? Des otages, des expériences ? Minh préférait ne pas savoir, en fait. Il le saurait bien assez tôt, de toute façon. Là, il n’avait qu’une envie, c’était de rattraper le décalage horaire, de faire de l’ordre dans sa tête, de digérer tous ces trucs qui l’ennuyaient beaucoup –sans prendre en compte le sors des habitants du village menacé -, et d’oublier un tant soi peu les dangers divers et variés qui rodaient autour, partout, jusque dans les couloirs de l’hôtel... Oui... Derrière la porte... Mais mieux vaut ne pas y penser... Minh, tu vaux plus que ça, mh ? Ah, non, quel pleutre, il ne valait rien, il faut arrêter de penser que cela puisse en être autrement. Il s’assit sur un fauteuil/pouf/truc-confortable-fait apparemment-pour-s’asseoir, ferma les yeux, un instant, et fit le vide dans son esprit. Pour cela, rien de compliqué, il suffisait de chercher dans son corps le bruit des pulsations de son cœur, et de le laisser battre en rythme, se focalisant dessus. Il n’y avait guère plus que ça de toute manière qui lui laissait un peu de répit. La pièce était silencieuse, calme, à l’image de la javanaise qui s’y tenait, et il n’avait demandé que ça, une accalmie. C’est gentil, Rose, de penser à sa santé mentale, vraiment.
 
Il fut tiré de sa non-pensée par la même voix qui l’y avait poussée, indescriptiblement magnifique (il ne cherchait même plus de mots pour la décrire), sans savoir que ça le lui tirerait pour de bon de ce calme passager. Qui va passer une bonne nuit ce soir, mh ? Ah, ah.
 
Le Conseil de... ce soir... Est une... réunion.. ma..fieuse... Nous allons... infiltrer la mafia... Indonési...enne.. en nous... faisant passer pour... des nouveaux..
 
La fameuse réunion dont avait parlé Rose, tout à l’heure, d’accord... Ouais heu mais il n’était pas vraiment d’accord, là, maintenant. Déjà parce qu’il ressemblait à tout sauf à un mafieux (le voir ne serait-ce qu’un quart de seconde en contre jour suffisait à le prouver), encore moins à un indonésien, suffisait de voir comment tout le monde le regardait de travers sans même le connaître. Bref, si Rose pouvait passer –et encore, n’avait-elle pas dit qu’elle était l’héritière, tout le monde devait bien connaître sa tête, non ?!-, lui il ne les duperait jamais. Il n’en ressortirait jamais indemnes, et s’il pouvait sauver leur peau quand même (en étant un peu astucieux), le village n’en rechaperait pas, ça. Il alla lui poser toutes ces questions qui lui trottaient en tête, mais Rose ne se fit pas prier et s’affala sur le canapé, fermant ses yeux. Bon, ça attendra ce soir... Il espérait juste que ça se passe bien, mais ça ne se passera jamais bien.
 
Attendrit, il chercha une petite couette et la posa sur ses épaules, ça serait bête d’attraper un rhume, maintenant, et prit d’un sommeil pesant, tomba sur le lit sans même réfléchir. Et tomba dans l’un des pires sommeils de son existence, peuplée de cauchemars et autres choses dont il avait pourtant l’habitude, ressassant inlassablement toutes ces choses qui hantaient sa vie et son esprit. L’Indonésie, il n’ira plus jamais y faire un tour de sa vie... Du moins il l’espérait vivement, là, maintenant. C’est en sursaut qu’il se réveilla, un peu avant ledit conseil ; les siestes, pourquoi pensait-il que c’était bien, une sieste déjà ? Il avait du dormir une heure, oui.
 
Bon.
Maintenant, c’est l’heure de montrer qu’il y avait un peu de courage au fond de cette carcasse vide de sens et de but.
Pour le bien des habitants déjà, autant de morts sur la conscience empireraient ses nuits, déjà qu’elles étaient horrible, il ne tenait pas à savoir comment ça pourrait être encore plus pénible.
Même si ça n’allait pas bien se passer.
Ah, non. Ça ne se passait jamais bien, ce genre de truc.

 


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Rose Nihrai
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MessageSujet: Re: Mission Papua [PV: Mon mari <3]   Mar 12 Nov 2013 - 2:25

En sentant un tissu l'envelopper, Rose fut tirée à demi de ses trois minutes de sommeil. Vieille habitude qu'elle avait acquise avec le temps, et il s'agissait là d'une plutôt mauvaise manie. En revanche, lorsqu'elle entendit un bruit sourd, elle se leva brusquement, se rendant compte plus tard qu'elle tenait dans ses mains une modeste couette. Et que Minh n'avait fait que tomber sur le lit, raide mort de fatigue. Attendrie à son tour, elle lui posa la couette sur les épaules, veillant à ce qu'elle soit impeccablement mise.

Elle ouvrit silencieusement sa valise, sortit son kimono de combat, et entreprit de s'en vêtir. Comment cela, se cacher d'un homme qui dort ? Quelle drôle d'idée... Cela était de toutes façons perdu d'avance, Rose était si impudique que c'était à se demander si elle sortait bel et bien d'une famille royale. Après avoir rangé minutieusement les habits qu'elle avait fait tombé, elle entreprit de se vêtir des nombreuses couches de tissus qui lui laissaient faire tout de même d'amples gestes. Chacune des armes étant à leur place, notre jeune fleur regarda furtivement les sandales de bois et eut un très bref haussement d'épaules.

Elle resterait pieds-nus. Bien moins encombrant, et de toutes évidences, personne ne verrait la différence. Elle prit deux accessoires - qui étaient en fait deux aiguilles d'acier, longues, au manche décoré - et fit un chignon en plantant parfaitement les deux aiguilles pour que le chignon tienne. En effet, après quarante minutes épuisées à se vêtir, notre Silencieuse, fidèle à elle-même, entreprit de s'entraîner durant quinze minutes. Le chignon ne cilla pas, et cela ne fit que la ravir davantage.

Durant les cinq minutes qui leur restaient avant qu'elle ne dût réveiller Minh de... "force", elle entreprit d'écrire sur son calepin quelques modalités, ainsi que quelques mots qui, elle le savait, seraient fort utiles à notre Haiko. Sans plus attendre, son écriture noircit son calepin, avec la même surprenante célérité, et les mêmes arabesques plus que soignées. Après avoir pratiqué une autocorrection, elle s'apprêta à la lui donner, mais... Minh s'était réveillé entre temps. Et Rose restait toujours formidablement inexpressive au lieu de montrer une quelconque surprise - inexistante de toutes évidence - bien vaine.

" Minh... ? Vous êtes utile à cette mission, bien qu'il semblerait que vous pensiez le contraire et ce, avant même que nous soyons dans l'avion. Pour tout vous dire, j'éprouve un étrange sentiment de regret... Hum.. J'aurais préféré que vous voyez les beaux côtés de l'Indonésie, toutes ses merveilles, et non une bande dégénérée qui a juste envie de passer dans les journaux, que ce soit pour une défaite ou une victoire de leurs plans. C'est dommage... D'autant que Papua est une belle ville, en soi...

Sinon, Minh, j'aurais quelques informations en plus à vous donner. Je ne pourrais, vous vous en êtes douté ne me mentez pas, jamais me faire passer comme nouvelle dans une mafia à laquelle j'ai fait parti par le passé. Par contre, vous, vous pouvez très bien avoir été recommandé par un des membres anciens. ... Et bien, je vous recommande. Je leur expliquerais la situation, ce qui a d'ailleurs été fait, sauf à deux d'entre eux. Ceux qui sont à l'origine de notre mission. Et s'ils amènent quelqu'un avec eux, soyez certain que cette personne sera de leur côté...

Je vous dirige sans doute trop, et croyez bien que j'en suis navrée, sincèrement, mais... Vous êtes là pour quelque chose, Minh. Vous, ils ne pourront jamais vous berner, jamais. Et surtout... Il y aura des mots qui vous interpelleront car ils vous seront inconnus, mais qui ne me feront rien. Ces mots-là, notez-les. Notez-les tous sur papier. Rappelez-vous... Nous n'irons à cette réunion dans le but et seulement dans le but d'obtenir des informations. ... Notre venue n'aura rien de bénéfique.

Ils vont vouloir accélérer le processus pour éviter que nous ne leur mettions les bâtons dans les roues. Ah, et excusez-moi, ça fait beaucoup d'informations alors que vous venez tout juste de vous réveiller... Oh, j'y songe. Ne vous servez pas de vos pouvoirs lors de cette réunion, et ne dévoilez surtout pas vos points forts. Et ne me dites pas que ces derniers sont inexistants, Minh, je ne vous croirai pas, que nous soyons clairs.

Ah, et... Minh.. ? Je suis vraiment heureuse que vous soyez là...
"

Elle se pencha vers le chef des Haikos et lui caressa légèrement l'épaule, comme si ce doux contact n'était qu'un rêve... Et elle lui posa délicatement la feuille remplie de son écriture entre les mains de l'homme enflammé venant tout juste de se réveiller et, peut-être, d'organiser ses pensées. La Silencieuse lui laissa le temps de lire, restant toujours aussi inexpressive, et invoqua Sable pour une discussion mentale. Qui s'imposait, visiblement.

Rose... Tu sais tes parents se font du soucis pour toi ? Et qu'est-ce qu'ils diront si ils apprennent que...

Une main tendre alla caresser la tête rocheuse de Sable pour le faire taire, et notre jeune fleur entreprit de fouiller dans sa valise avant d'en sortir un sac en tissu, tout ce qu'il y a de plus normal. Et elle déposa la lanière du sac dans le bec de Sable, qui comprit plutôt rapidement ce que Rose lui demandait. Elle lui ouvrit la porte-fenêtre située sur le côté gauche de la baie vitrée, et adressa un signe de main à la nuit.

Elle ferma la porte, se retourna et prit son katakana qu'elle cala dans sa ceinture, faite de tissus de soie et de rubans vaporeux, d'un geste vif et précis. Elle se retourna vers Minh et lui tendit sa main. Il était l'heure de... d'aller à une réunion mafieuse.

*-*~*-*~*-*~*-*~*-*~*-*~*-*~*-*~*-*~*-*~*-*~*-*~*-*~*-*~*-*~*-*~*-*~*-*~*-*~*-*~*-*~*

Dans Papua, qui restait tout de même une ville importante de Papouasie, la place principale, immense et surplombée d'une fontaine, était entourée d'une douzaine d'autres places. Et le quartier général de la mafia indonésienne dans cette ville se situait... Dans les souterrains de cet amas de places. Et la table de la salle des réunions, ronde, se situait exactement, millimètre pour millimètre, en-dessous de la fontaine de la place principale. Que de précisions inutiles... ? Pas si inutiles que cela, quand on savait que le code pour entrer dans cette salle était " La Fontaine Du Dessus "... En indonésien, bien sûr, réfléchissez...

Rose venait tout juste d'entrer dans la salle de réunion, toujours inexpressive qu'à l'habitude, et lança un shuriken qui planta une feuille au milieu de la table. Feuille qui expliquait qui était Minh - une personne ayant les qualités nécessaires pour être son second - et la raison - citée avant - de sa présence au conseil. Son arrivée fut accueillie par un silence général, quand celui qui se faisait appeler " Master " - inutile de préciser pourquoi - se leva dans l'intention de parler. Mais il fut coupé par un homme souriant. Ah, inutile de préciser que tous parlaient anglais lors des conseils...

- La Nuit est de retour, dirait-on... Et mieux encore, elle est de..

L'homme en question, nommé Asmoro et que Rose avait déjà présenté auparavant - il était responsable des nouvelles recrues ainsi que de maintenir le lien avec les autres mafias indonésiennes - à l'Haiko, fut coupé par un shuriken planté devant lui, à l'extrême bout de la table d'où pendait un petit morceau de papier. Qu'il lut à voix haute devant une Rose inexpressive qui semblait tout faire sauf accorder une once d'attention à cet homme.

" Quand Master veut causer, fermes-là Asmoro. Biji.. Tu n'as pas changé, petiot... "

Asmoro ne faisait pas parti des deux taupes, mais disons que même si c'était le cas, il ne poserait aucun problème. Pourquoi... ? Il s'apprêtait à répliquer d'emblée, mais un bruit de métal l'en empêcha. Rose le regardait, inexpressive, une main dans le dos qui avait dégainé suffisamment son katakana pour que tous le voit, mais sans risquer de blesser Minh qui était à ses côtés. Les deux se regardèrent, et Asmoro lui lança le shuriken en pleine face. Au dernier moment, Rose attrapa l'arme de ses deux doigts, jouant quelque peu avec avant de la planter devant elle. Avec un Asmoro déçut de ne jamais arriver à l'atteindre.

Master regardait Asmoro, amusé, tandis qu'il reporta par la suite un regard à notre Silencieuse pour finalement annoncer à voix hautes les paroles protocolaires. Et ensuite leur dire que, avec la préparation de Pelagny, la moitié des mafieux étaient occupés. Rose ne releva pas et rengaina sa lame, restant inexpressive, et dirigea son regard vers l'homme à côté d'Asmoro, nommé Basuki. Il était le seul à ne pas avoir de nom de code lorsqu'il se présenta, comme le voulait la coutume à chaque début de réunion.

Basuki, lui, faisait parti d'une des deux taupes qu'avait signalées Rose à Minh. Et d'ailleurs, une chaise était vide... Et se remplit bien vite par un dénommé Graha- la deuxième taupe, que Rose avait également signalé à Minh juste avant d'entrer dans les souterrains de la ville -, qui était le responsable des armes ainsi que de leur trafic. Et il arrivait avec un jeune homme. Qui fit changer les yeux de Rose, immédiatement. Ses iris devinrent brusquement rose, d'un rose fuchsia pétard. Le jeune homme qui arrivait aux côtés de Graha avait de longs cheveux blancs, et un sourire autant moqueur que sibyllin flottait sur ses lèvres.

Rose fuchsia pétard, hm ? Lorsque les yeux de l'homme blanc, habillé d'une tenue de cuir noir, se posèrent sur notre Silencieuse, les yeux de cette dernière redevinrent de leur couleur sable habituelle. Celui qui avait réussi l'exploit de faire changer les yeux de notre jeune fleur de couleur se nommait Cipto ( à prononcer Chiptô, je vous prie ). Et ce n'était pas n'importe qui, cela aurait été bien simple, non... ? D'autant que ces trois-là, Basuki, Graha et Cipto étaient les seuls à ne pas avoir de noms de codes.

Et pour compliquer les choses, Cipto était... le... Senpai de Rose. Cette dernière resta formidablement inexpressive, comme si rien n'arrivait à lui procurer une quelconque émotion, mais son geste fut significatif. Alors que Graha parlait de leur trafic florissant des armes à feu comme les armes blanches, notre Silencieuse entoura les épaules de Minh de son bras, autant en douceur que par intention protectrice. Ce geste, anodin pour certain, avait une grande signification pour les mafieux. Si une personne portait la main sur Minh, Rose le tuerait sans états d'âme.

Est-ce que quelqu'un avait remarqué le furtif geste de ses doigts, si furtif que le geste en paraissait irréel ? Ce geste qui avait caché dans sa manche une aiguille d'acier, et qui fut à l'origine d'un rapide coup d'œil circulaire... ?

H.R.P:
 

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